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International

Projet Erasmus + à Wildeshausen : hyper mobiles !

Gare de Hambourg
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Après un voyage sans histoire, les 15 élèves de STI 2D et STL du projet Erasmus + ont connu leur premier jour à Wildeshausen ce lundi 25 mars : baptême du feu !

L'avion, le train, le métro ... de La Roche sur Yon à Wildeshausen, tous les moyens sont bons pour expérimenter l'hyper mobilité de nos sociétés contemporaines. Le survol de la région de Lille puis de la Belgique, des Pays-Bas et du nord de l'Allemagne a été somptueux, notamment les estuaires des grands fleuves plongeant boueusement dans la mer du Nord. Depuis la gare de Hambourg, où le groupe a posé (ses valises, pour la photo ci-dessus), la dernière étape du voyage nous a conduits à Brême (le contact s'y est fait dans une épatante chaleur toute ibérique avec le groupe des élèves de Murcia) puis à Wildeshausen, terme du périple. Embarqués par les familles d'accueil, les élèves ont eu le temps de goûter au German Way of Life, le temps d'une nuit réparatrice. Ce matin, sous la pluie froide de la Basse-Saxe, le rendez-vous est à 8 heures 15 à l'école. C'est la semaine européenne ici, on y reçoit des députés européens, le drapeau bleu aux belles étoiles y scintille partout. Après le mot d'accueil, une vidéo de présentation de la Région, un point sur la programmation de la semaine ... on entre dans le vif du sujet ! D'abord se connaître : au gymnase, qui accueillit en 2015 des dizaines de réfugiés en urgence, on apprend un peu mieux qui sont tous ces autres jeunes gens, en échangeant quelques ballons en mousse et en pratiquant les exercices de Life-Kinétic. Après l'échauffement, voici le temps des communications des différents groupes. Les Espagnols parlent les premiers et présentent un point complet sur l'état des lieux de la mobilité entre Valence et l'Andalousie : tourisme, agriculture, immigration ... les sujets ne manquent pas et on écoute avec émotion le témoignage de Luis-Angel, dont les parents venus d'Equateur se sont installés à Murcia voilà bientôt 20 ans - comme tant d'autres Sud-Américains . Avant la pause du repas et les autres communications, un autre exercice de Team-Building attend les élèves : où comment apprendre (souvent à ses dépens) que les règles d'un jeu en apparence simpliste et bon enfant peuvent changer d'une table à l'autre. En situation ludique, l'expérience est riche pour découvrir le désarroi inévitable de ceux qui découvrent, sans en avoir les clés, une société où ils vont devoir s'intégrer. A leur tour, en début d'après-midi, les jeunes Allemands proposent un panorama de la situation des migrants et réfugiés à Wildeshausen : une réflexion synthétique mais efficace, claire, posant les enjeux économiques et humains d'une politique d'accueil des Afghans, Syriens ou Kurdes en période de crise. Quant aux Français, leur travail leur a permis, entre septembre et mars, d'aller à la rencontre des acteurs de la mobilité vendéenne : entreprises du tourisme, PME en quête de marchés internationaux, jeunes étrangers en service civique à La Roche sur Yon, étudiantes en langue parties vivre leurs rêves en d'autres terres - et bien sûr réfugiés et migrants, peu visibles mais pourtant présents partout autour de nous. Mercredi viendra le temps des comparaisons entre ces différents vécus, dans un échange où chacun devra faire l'essai de sa mobilité ... linguistique, en troquant son Molière, son Goethe ou son Cervantès d'usage contre un Shakespeare décidément incontournable et universel. Y perdrons-nous notre latin ? Qui sait ... Demain, visite à Airbus (site de Brême) pour y découvrir les rouages d'une entreprise européenne qui a su depuis longtemps rassembler les compétences du vieux continent, les prendre sous son aile pour sillonner le monde - ou comment prendre de la hauteur quand les débats peinent parfois à dépasser les vieux nationalismes étroits.

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