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International

Projet Erasmus + : prochaine migration … Murcia.

Groupe Erasmus
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Journée finale à Wildeshausen : voici venu le temps des bilans et des prospectives.
Après 4 jours en commun, l’heure est à l’évaluation : pas officielle ni chiffrée, non … pas encore (seuls des élèves allemands, autour de nous, débutent ce vendredi leur « abitur », le fameux bac germanique) mais une évaluation personnelle et collective du vécu, des relations transnationales, des activités effectuées ici à Wildeshausen. Et comme parler publiquement, en anglais, devant un parterre de 40 autres partenaires, devant les enseignants, quand l’anglais courant n’est pas … si courant, le mieux est de trouver des processus moins bloquants. Nos collègues allemands sont passés maîtres en la matière et proposent, cette matinée, toute une gamme d’expressions sans impact émotionnel trop fort. « Ecriture silencieuse » d’abord : sur de grands posters disposés sur les tables, les élèves du partenariat sont invités à écrire ce que les rencontres avec les réfugiés et migrants leur ont appris, en quoi elles les ont touchés et quels messages ils voudraient laisser aux jeunes Afghans, Syriens ou Irakiens de l’école. Plus loin, sur d’autres tables, toujours en « Ecriture silencieuse », chacun est invité à laisser un message personnalisé de vœux à l’intention de Gol, Norhan, Sad, Phillip et tous les autres. Le temps d’écriture se prolonge, tous s’y prêtent avec engagement et empathie : des mots certes, posés sur des maux bien plus grands, peuvent paraître dérisoires. Au moins restent-ils quand tant de choses essentielles manquent. L’exercice suivant permet de reformer les groupes de la visite du Musée de l’immigration à Bremerhaven, la veille. En reprenant leurs notes et en mobilisant leurs souvenirs, les élèves créent un poster bilan de leurs découvertes : l’itinéraire en chiffres, en lettres, en dessins, de l’émigrant européen dont ils ont suivi le parcours. Affichés, puis consultés par tous les autres, ces grands panneaux témoignent un peu de cette rencontre avec une histoire méconnue de l’Europe. Pour terminer la matinée, il faut maintenant prendre la parole : un speed-dating s’organise avec deux rangées de chaises ; s’y font face des élèves installés au hasard. Les questions se succèdent et face à son partenaire du moment, chacun s’exprime sur ses ressentis de la semaine, réussites, déceptions, projets d’amélioration, émotions et découvertes. Et on change de place, dans un sens, puis dans l’autre … ça parle sans retenue, en anglais bien sûr (officiellement en tous cas : pour qui écoute de plus près, des bouffées de français et des vagues hispanisantes surgissent au milieu des accents germaniques : l’Europe est aussi une grande tour de Babel). Pour terminer le parcours, un « common lunch » réunit tous les participants du projet : chacun, dans sa famille d’accueil, a préparé quelques petites choses à manger, sucrées, salées, indéterminées parfois, savoureuses souvent. Les réfugiés et migrants, eux aussi, bien présents pour ces agapes, ont contribué à l’approvisionnement, avec quelques plats aux délicates saveurs orientales. Il fait beau, c’est presque un déjeuner sur l’herbe, les portes de la cafétéria sont largement ouvertes : on entre, on sort, on se mélange, la photographie nous a tous réunis sous un soleil printanier. Comme une image d’une Europe généreuse et "open minded", fidèle aux promesses pacifiques de sa création … En novembre, cap au sud : rendez-vous à Murcia pour la deuxième mobilité du partenariat. Vivement l’automne !
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