La vie du lycée | 18 mars 2026

Dépolluer la tech et soigner le cœur : les élèves de STL à la rencontre des chercheurs de demain

Le plomb dans nos appareils électroniques est-il une fatalité ? Comment l’immunologie peut-elle révolutionner les soins cardiaques ? Ce ne sont pas des questions d’examen, mais le quotidien de nos invités du jour.

Vendredi 6 Mars, les élèves de Première STL ont poussé les murs du laboratoire pour accueillir l’opération « Rencontres Chercheur·es–Lycéen·ne « , portée par Nantes Université. Trois scientifiques passionnés sont venus partager leurs travaux de pointe, prouvant que la science de haut niveau n’est pas qu’une affaire de théories lointaines, mais une réponse directe aux défis de notre planète et de notre santé.

Biologie et Santé : mieux comprendre pour mieux guérir

Nous avons d’abord échangé avec Gwendoline Boittelle et Fouzia Souab (déjà docteure anesthésiste), toutes deux doctorantes en 2ème année à Nantes Université (UFR Médecine et Techniques médicales) au sein du projet Homilung, bénéficiant d’un financement européen. Leur intervention nous a plongés au cœur des enjeux de la santé moderne :

  • L’immunologie et les maladies cardiovasculaires : elles ont décrypté les mécanismes de défense de notre corps et les facteurs de risque qui pèsent sur notre cœur.
  • Le quotidien de la thèse : elles ont expliqué avec clarté leur sujet de recherche et, surtout, le lien concret entre leurs travaux de laboratoire et les soins apportés aux patients.

Sciences des matériaux : vers une technologie plus « verte »

Le second volet de la rencontre, animé par  l’enseignant-chercheur Benoit Guiffard, nous a fait découvrir le monde fascinant de la physique des matériaux. Au programme : un défi écologique majeur.

  • Piézoélectricité vs Flexoélectricité : si les cristaux piézoélectriques sont partout dans notre quotidien, ils cachent un défaut de taille : la présence de plomb, un élément particulièrement toxique pour l’homme et l’environnement.
  • L’enjeu de demain : l’objectif de ses recherches est de remplacer ces composants par des matériaux flexoélectriques. Le défi actuel ? Réussir à obtenir des performances aussi élevées que celles du piézoélectrique, mais sans la pollution !

L’objectif visé est d’utiliser les vibrations rencontrées dans l’environnement (vent, mouvement…) pour produire de l’électricité et rendre des capteurs communiquants autonomes.

Des parcours, des conseils et de l’ambition

Au-delà de la science pure, ces intervenants ont partagé leurs parcours universitaires. Entre les années de fac, les concours et le travail en laboratoire, les élèves ont pu réaliser que le chemin vers la recherche est accessible et varié.

Cette rencontre a permis de confirmer une chose aux élèves de première STL : la science n’est pas qu’une question de manuels, c’est un métier de passion, de patience et d’innovation pour répondre aux défis de demain.

Le mot des élèves :« Voir des chercheurs nous parler de l’impact réel de leur travail sur la santé et la planète nous donne une vision beaucoup plus concrète de ce que nous étudions en classe. »